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me revoilà... pas là
J'ai trouvé de quoi faire quelque chose de tout simple et plus joli. Rendez-vous ici pour ceux que ça intéresse: http://fuckydaysofetheree.blogspot.com
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crouic
Je trouverai l'or froid La lumière de la terre Le chant dans mes entrailles Et le sol en ma tête Puis je sortirai le noyau noir de ma chair douce.
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sur les soi-disant nouvelles idées
Quoi qu'on dise, y'en aura toujours des centaines pour vous apprendre à penser, bande de cons. Toujours les mêmes discours moralisateurs, à la mode. C'est interdit de remettre en cause ce dont on nous a bourré le crâne, faut croire. Les obligations sont très simples de nos jours, tant pour le rebelle que pour le conformiste : penser bien comyfo. De nos jours ? Hum ? Bah, ç'a toujours été le cas. Je me prends à mon propre piège.
Mais je me prends à mon propre piège. Ça aussi, c'est bien cliché, de penser que "de nos jours" on est conditionnés. Comme si on ne l'était pas, avant. De nos jours on est pas libres, pas de liberté de penser, et conneries. Et avant, si, peut-être ? Tu parles.
Je sais pas cequi a changé. Ce qui devrait changer par contre, ça il me semble le percevoir, un peu. Arrêter de considérer toutes nos idées présentes comme des institutions, en voilà, un changement positif pour l'humanité. Arrêter de nous croire détenteurs de la vérité. Pourquoi qu'à chaque fois qu'un type sort ça, et sort une idée novatrice, puis acceptée, tout le monde ignore sciemment le message initial qui dit : "regardez-vous un peu et cessez de vous prendre pour des créatures finies et abouties, remettez-vous un peu question bordel de pwet".
Toute nouvelle idée, une fois qu'elle est considérée comme normale, une fois que ceux qui la suivent se demandent comment on pouvait supporter de vivre en société avant l'émergence de ladite idée, doit être remise en question.
Pourquoi ça ne vient à l'esprit de personne que de se dire, tout simplement : "hum, peut-être bien que j'ai pas raison. Peut-être bien que les millions de personnes qui sont d'accord avec moi n'ont pas raison." ?
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raphaël déchu
La sang s'écoule de la pointe de mes cheveux et du bout des doigts, mes larmes se parent de volutes pourpres.
Ô fils de Hannah je te prends par la main dans l'aimable nuit, toi tu parles sans discontinuer, les yeux rivés au sol, car tu ne veux pas voir le vide.
Tu te crois encore jeune mais ton ciel est rouge, et souffrir c'est rester en vie, pauvre enfant qui a oublié le goût du sel sur ses joues.
Tu me laches, insouciant, je reste seule dans la plaine et tu rejoins la ville. J'ai eu peur pour toi mais je ne crains plus rien, je te sais invulnérable.
Tu es perdu mais tu ne cherches rien, tu erres sans vouloir aller nulle part, probablement sans mesurer l'étendue de tes pas sans but.
Je n'ai pas cherché à t'attendre plus longtemps. J'aurais risqué de me perdre à mon tour dans une voie sans issue, la tienne. Voie du monde beige et rose, pastels vomitifs.
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le lierre et la rose
Si tu as peur de vieillir, ou si tu ne vieillis pas, si tout t’éreinte et entame ton âme, si le monde est douleur à ton cœur racorni, si tu aspires au repos de la Neige, et si doutes et tourments ne te sont pas inconnus, si tu portes le nom de la beauté absente, si l’angoisse te ronge ainsi que l’amertume, rejoins le frais sentier sous l’ombre de vieux arbres, fuis le soleil et sa lumière arrogante, écoute la musique de l’air et des étoiles ; la nuit, le crépuscule sourient à ceux qui savent qu’au-delà du langage, l’oubli est vérité.
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une histoire d'amitié
J'aimerais bien pouvoir écrire une histoire d'amitié entre deux jeunes garçons. Ce serait joli. Je ne ferais probablement qu'enlaidir quelque chose de très beau si je m'y risquais; et pourtant la tentation est grande, je crois bien que je vais y céder.
J'apprécie hautement le fait d'être une fille. On peut se permettre d'avoir du caractère, mais aussi de faire la piche & la pintade sans qu'il nous soit reproché notre faiblesse affectée. On peut s'habiller en sac à patates, et le lendemain porter tout un attirail de dentelles et de froufrous. On peut claquer du fric pour des conneries puisque c'est "typiqument féminin". Et en réalité, le poids ne pèse pas tant que ça sur celles qui ne s'y conforment pas. Bref, tout ça pour vous dire, j'alterne entre les deux, je m'amuse beaucoup, et c'est chouette d'être une fille.
Pour tout ce qu'on peut faire, et qu'on n'est pas obligées de faire.
Je ne parlerai pas au nom des autres, qui ne sont peut-être pas dans la même situation que moi. Mais dans mon cas, j'en suis très contente.
Mais il y a une chose pour laquelle, parfois, j'aurais aimé être un garçon. C'est peut-être bien différent dans la réalité, mais tout de même. C'est cette chose-là qu'avec toute ma nullité, toute ma lourdeur, tout mon manque de talent, j'aimerais un jour conter.
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journée d'hiver
Une bonne journée.
Je me suis acheté un livre qui, outre le fait d'être une référence dans le domaine, est fort beau: L'Edda, par Snorri Sturluson, chez Gallimard. Le papier est beau, il sent bon, la police d'écriture est belle, il est agréable à prendre en main et les textes ont l'air excellents. J'en suis très contente.
J'ai fait de la couture - un gilet 1900 qui s'annonce particulièrement beau. Je débute, mais ça me fait plaisir d'arriver à créer de jolies choses, même très simples.
J'ai pris un coup de vieux ce soir... Soirée chez des amis de la famille. Ils ont deux filles... Je sens que j'ai passé un nouveau cap. Il n'y a pas si longtemps, on me faisait régulièrement les remarques consacrées, qu'est-ce qu'elle a grandi, comme elle est belle ! Là, je suis de l'autre côté de la barrière. Ces deux jeunes filles sont devenues ravissantes en même temps qu'elles ont Grandi - comme ça fait bizarre... et con, de dire ça comme ça, c'est vrai, j'en suis consciente. Il n'empêche. Ça fait drôle. Je vieillis, c'est inéluctable.
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